La responsabilité « éditoriale » de GOOGLE & CO

Des experts mettent en garde contre la toute puissance des grands moteurs de  recherche. Les moteurs de recherche comme Google ou autres facilitent l’accès à l’information, mais ils la filtrent et leur pouvoir est totalement sous-estimé…


« Il ne faut pas laisser le pouvoir des moteurs de recherche sans contrôle, » déclare Marcel Machill de l’Université de Leipzig à la conférence de la fondation Friedrich-Ebert à Berlin, le 27.06.2006, intitulée « Le pouvoir grandissant des moteurs de recherche sur Internet ».
Une conclusion à laquelle aboutirent de nombreux scientifiques lors de la rencontre, au cours de laquelle il en allait de l’influence croissante des pages Internet. L’influence des moteurs de recherche online dans la formation d’opinion, est, selon les experts qui ont participé aux rencontres, totalement sous-estimée.

Bien que les fournisseurs disent se contenter de faciliter l’accès global au contenu du Web, ils se sont établis comme un « Média avec pouvoir d’information » dans les domaines social et politique, explique Machill le directeur de la manifestation. Avant tout, les trois gros moteurs US Google, Yahoo et MSNsearch, qui ont un oligopole mondial, sont « rarement transparents » dans l’élaboration des contenus. Les trois fournisseurs ont ensemble plus de 90% de part de marché et sont ainsi devenus de véritables filtres d’informations.
C’est pourquoi il appartient au politiques de mettre en place de nouveaux instruments de régulation. Les Médias Allemands auraient signé en 2005 un code de conduite, « pour ne pas laisser les laisser les moteurs de recherche sans surveillance, » dit Machill. Mais dans l’ensemble, le secteur des moteurs de recherche demeure pour la politique des Médias un secteur inexploité.

Seuls 20 résultats sont vus

La conférence ne faisait pas appel qu’au législateur. Les fournisseurs devraient aussi prendre une responsabilité publicitaire. Mais les grands exploitants de moteurs de recherche se considèrent seulement comme fournisseur d’une technologie de recherche purement mathématique, dit Machill.
Ils rejettent toute autocensure pour des exigences légales. Comme les utilisateurs utilisent au maximum les 20 premiers résultats, l’ordre dans lequel les résultats sont publiés est extrêmement important.

Machill donnait comme exemple l’entrée de NSDAP (parti national socialiste) dans Google: jusqu’à peu l’utilisateur parvenait à une page avec des contenus d’extrême-droite nazis et racistes.
« Imaginez que des élèves souhaitent s’informer sur le sujet par Internet, » donna à réfléchir à l’expert. Depuis les liens ont été supprimés en Allemagne pour des raisons juridiques. Les exploitants devraient aller plus loin, selon Machill. Ils devraient développer une « responsabilité propre. »

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1 Réponse à “La responsabilité « éditoriale » de GOOGLE & CO”


  1. 1 Tristao

    Merci pour ce très intéressan billet. Je suis, pour ma part, partagé entre un Google qui perturbe les infos en modifiant les résultats de recherche et un google qui délivre sans nuance des infos stupides.
    Pour le cas n°1 :
    blog.mendes-france.com/20…
    Pour le cas n°2 :
    blog.mendes-france.com/20…
    Bref, dans tous les cas, google ne me rassure pas.
    (Désolé pour ces ego-liens) :)

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