La Turquie et l’Iran s’allient pour attaquer le Kurdistan Irakien

La Turquie et l’Iran ont lancé récemment des raids militaires dans le Nord de l’Irak contre le PKK, mouvement paramilitaire Kurde, créant une menace supplémentaire d’instabilité dans la région.
La Turquie s’eloigne de l’Europe et de l’Occident et noue une alliance contre nature…

Le Parti Kurde des Travailleurs (PKK), basé en Irak, classé terroriste par les USA et l’Union Européenne, est un mouvement paramilitaire qui prêche le nationalisme Kurde, particulièrement en Turquie, où il exige plus de droits et un meilleur niveau de vie pour les 12 millions de Kurdes du pays.

La Turquie et l’Iran lancent des opérations militaires au Kurdistan Irakien

La Turquie a lancé récemment une attaque militaire massive, impliquant plus 250.000 militaires, contre le PKK, concentrée sur les régions montagneuses le long des frontières de la Turquie avec l’Iran et l’Irak. De profondes incursions au Nord Irak ont été signalées, destinées à couper les routes d’approvisionnement vers la Turquie depuis les camps du Nord Irak.
La Turquie affirme que le PKK a récemment intensifié son activité militaire et reçu des armes d’Irak.
L’Iran, pendant ce temps, a lancé des attaques contre les unités du PKK basées en Iran, et les troupes Iraniennes ont pénétré dans le territoire Irakien, à la poursuite des militants du PKK.
Le gouvernement de Bagdad, a protesté contre ces violations de sa souveraineté nationale, mais l’Iran et la Turquie ont affirmé qu’ils agissaient par autodéfense.

Le PKK a pour objectif ultime de créer un état Kurde avec le Sud-Est de la Turquie, le Nord-Est de l’Irak, le Nord-Est de la Syrie et le Nord-Ouest de l’Iran, et l’année 2006 est proclamée par la radio Kurde, « Année du Destin ». La rébellion du PKK affecte le plus la Turquie et a coûté 35.000 morts turcs, dont 5.000 militaires, et de milliards de $.
Dans un message à l’Irak, la Turquie déclare, « Le PKK s’infiltrent en Turquie, et nous protégeons nos frontières. N’autorisez pas le réseau terroriste à utiliser votre territoire. Combattez les terroristes Kurdes qui vous terroriseront dans le futur… Nous n’envisageons pas de cesser notre activité en Irak, tant que le PKK est présent et actif dans cette région. »La Turquie affirme que 4.000 membres du PKK lancent des attaques contre elle depuis l’Irak.

Les alliances se font et se défont

Pour éviter une confrontation, la Turquie est le siège d’une intense activité diplomatique. Au cours des semaines passées, Condoleezza Rice a visité Ankara, ainsi que le Comité des Affaires Etrangères de la Chambre des Représentants des USA et Ali Larijani, le Secrétaire du Conseil National de Sécurité d’Iran, et chef négociateur dans le dossier nucléaire iranien.
La plus surprenante de ses rencontres fut celle avec Larijani, qui a été reçu avec tous les honneurs à Ankara. Larijani a rencontré pendant six heures, Yigit Alpogan, Secrétaire Général du Conseil National de Sécurité Turque, le Ministre des Affaires Etrangères Abdullah Gul et le Premier Ministre Recep Tayyip Erdogan.
Larijani a mis en garde les turcs contre les infiltrations du PKK et le chaos prévalant en Iraq, déclarant, « En tant que pays de la région, nous sommes très inquiets… Actuellement vous êtes solidaires, mais si le chaos éclate, cette solidarité cessera. »
Les Turcs, particulièrement Erdogan, veulent éradiquer la menace du PKK venant d’Irak.

Les USA, bien qu’ils aient aidé à combattre le PKK dans le passé, ont été récemment passifs devants ses activités en Iran et en Turquie. Alors que les USA et l’Union Européenne s’opposent aux actions du PKK en Turquie, ils s’opposent aussi à la militarisation de la crise par le Turquie.

Maintenant la Turquie a trouvé un allié en Mahmud Ahmadinejad, président de l’Iran, qui a montré sa volonté d’aider militairement les Turcs contre le PKK.
L’Iran a arrêté 50 membres du PKK, et des mesures similaires ont été prises en Syrie, autrefois alliée du PKK et actuellement pays ami de l’Iran.
Le support d’Ahmadinejad à l’offensive de la Turquie contre le PKK en Irak, a aussi pour but de gagner un nouveau soutien amical fort dans la confrontation avec la communauté internationale sur le dossier nucléaire. Ahmadinejad aurait même promis aux Turcs de partager la technologie nucléaire.
Erdogan a rencontré Ahmadinejad à Bakou, en Azerbaidjian, le 05.05.2006, en marge du sommet de l’Organisation de Coopération Economique, peu de temps avant la visite de Larijani a Ankara. Ces rencontres ont mécontenté les USA.
Les médias Turcs ont répondu que les attaques du PKK en Turquie étaient tolérées par les USA et les deux éminents leaders Kurdes en Irak, le Président de la Région Kurde, Massoud al-Barzani, et le Président de L’Irak, soutenu par les USA, Jalal Talabani.
Larijani a révélé à Ankara qu’il avait des documents prouvant des rencontres entre des représentants des USA et PKK (organisation réputée terroriste) à Mossoul et Kirkuk, en avril 2006. C’était au niveau des commandements militaires, a-t-il affirmé.
Talabani, de son côté, a dit qu’au cours de réunions récentes avec Rice et Donald Rumsfeld, il lui a été donné des assurances que les Turcs n’envahiraient pas l’Irak, parce que les USA ne le tolèreraient pas.
Les analystes relèvent, qu’encouragés par les USA, le PKK a attisé les troubles en Irak 2003, et que les troupes US l’ont laissé accéder aux stocks de munitions dispersés en Irak.

Cette situation a le potentiel d’éloigner encore plus la Turquie et les USA.
En mars 2003, le Parlement Turc a opposé son veto à l’autorisation d’utiliser le territoire Turc pour ouvrir un second front depuis le Nord contre l’Irak.
En mars 2005, Rumsfeld a déclaré à Fox News, « Il est clair que si nous avions pu envoyer la 4e Division d’Infanterie par le Nord, a travers la Turquie, la plupart des Baasistes auraient été capturés ou tués. Si la Turquie avait été plus coopérative, l’insurrection serait aujourd’hui plus faible. »
L’année dernière, les Turcs ont renoué les liens avec la Syrie quand le Président de la République de Turquie, Ahmad Nejdet Sezar, a visité Damas pour rencontre le Président Bashar el-Assad. Les USA lui avaient fortement conseillé se ne pas faire la visite, mais Sezar avait persisté.
En février 2006, La Turquie avait à nouveau défié les USA en recevant Khalid Meshaal, la tête du bureau politique du Hamas Palestinien.
Erdogan avait décliné une invitation d’Ariel Sharon en Israël (la Turquie était un allié traditionnel d’Israël) en 2004, provoquant à nouveau la colère des USA, et n’a pas rencontré Ehud Olmert, en visite en Turquie en juillet 2004.
Les Turcs ont envoyé un message clair aux USA, disant qu’un axe se formerait contre eux s’ils continuaient à encourager l’autonomie Kurde en Irak et les mouvements séparatistes en Turquie et en Iran.

Pour leur part les Kurdes ont tenté d’apaiser la Turquie pour éviter un clash frontal, sachant que les conséquences seraient dévastatrices pour le Kurdistan Irakien, où règne actuellement sécurité et croissance économique avec des investissement étrangers.
La Turquie a été invitée à attendre la mise en place du nouveau Parlement Kurde, le 07.05.2006, mais elle n’y a pas envoyé son ambassadeur.
L’Iran a joué le jeu plus sagement en envoyant son ambassadeur.
Le nouveau cabinet Kurde, dirigé par Nechirvan Barzani, a été installé en présence des ambassadeurs de l’Iran, de Zalmay Khalilzad des USA, et des ambassadeurs du Grande-Bretagne, de France, de Chine et du représentant de Kofi Annan, Secrétaire Général de l’ONU.
Les Kurdes ont nommé Vadet Arslan, un Turkmène, Ministre de l’Industrie du Kurdistan, et Abdul-Latif Benderoglu, un autre Turkmène, Ministre d’Etat. Ce sont les postes les plus importants donnés aux Turkmènes en Irak.
Et en Irak pendant ce temps

Les problèmes avec la Turquie et l’Iran rendent les problèmes intérieurs Irakiens plus ardus. Alors que le monde observe le forcing de la Turquie, les services de Talabani ont annoncé que 1.091 Irakiens avaient été tués depuis avril 2006, et 3.525 depuis janvier 2006.
Pendant ce temps le Premier Ministre désigné Nuri al-Maliki essaye toujours de former un gouvernement. Rien dans la situation en Irak ne permet de dire s’il réussira.

Il a abandonné les Sunnites auxquels il avait promis le Ministère de la Défense, au profit de l’ancien Premier Ministre Iyad Allawi.
Précédemment Maliki avait annoncé que la Défense irait aux Sunnites et l’Intérieur aux Chiites, ceci afin d’apaiser la communauté Sunnite, qui se plaignaient qu’avec l’Intérieur aux mains des chiites, soutenus par l’Iran, les persécutions et arrestations de Sunnites avaient lieu à Bagdad.

Le ministre chiite Bayan Jabr, un homme sectaire, avait utilisé sa fonction pour régler de vieux comptes avec les Sunnites, empêchant les forces de police de ramener l’ordre dans les rues d’Irak, où la violence intercommunautaire à redoublé depuis février 2006.

Les Sunnites étaient quelque peu rassurés en obtenant la Défense.
Ils ont été pris par surprise lorsqu’Allawi a annoncé à la presse ce week-end avoir obtenu la Défense.
Un leader Sunnite, Sheikh Khalaf al-Alyan, a répondu « Cela rompt l’accord national. Cela signifie que les Arabes Sunnites ne participeront pas au contrôle de la sécurité, alors que se sont eux qui ont le plus soufferts de sa détérioration.»

Avec les chiites se retournant, à la suite de l’Iran, contre les Kurdes, le job de Maliki devient Mission Impossible.
Les chiites n’ont qu’une chose en commun avec les Kurdes. Ils soutenaient l’autonomie Kurde au Nord, uniquement parce que cela justifie l’autonomie chiite au Sud.

Les divisions sont maintenant clairement creusées, entre Talabani et les Kurdes, soutenus par les USA et les Chiites soutenus en permanence par l’Iran et
temporairement par la Turquie.
Les USA, l’Iran et la Turquie ont un plan pour l’Irak.
Les seuls, malheureusement, a ne pas avoir de plan, sont les Irakiens eux-mêmes, pris dans la bataille sournoise entre l’Iran, les USA, la Turquie et la Syrie.
(Source : Asia Times du 13.05.2006)

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1 Réponse à “La Turquie et l’Iran s’allient pour attaquer le Kurdistan Irakien”


  1. 1 deniz

    ne melanger pas le pkk et les kurdes oui le pkk sont des terroriste je vien de renter du service millitaire turc j’etais a sirnak pkoi je suis parti car les terroriste on tue kelkun de ma famille c’est pour cela que je suis parti car j’ai une rage contre eu et oui j’ai tue avec mon unite un membre des pkk et un blesse .le blesse nous a dis que il leur donne des medicament de courage il leur dise que si tu fais pas la guerre au turc pour nous alors on tuerra ta famille voila ce que sais le pkk.a l’armee turc aupres de nous il yavais des protecteur de village c’est personne sont kurde et pkoi il sont aupres de l’armee turc car dans le temps pr ce qui ne voulais pas rentrer dans le pkk ils ont tuer des menbres de leur famille et vous dite kan meme que ce ne sont pas des terroriste.ils on coupee l’oreille de 2 millitaire quant je faisais mon service vous croyais que c’est normal.et bein non croyais pas tous ce que il dise ce sont des laches.si vous vouler savoir autre chose je suis a votre disposition sur mon msn tempo500@hotmail.fr

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