Les guerres peuvent être terriblement déstabilisantes pour tout le système international. Mais, en certains points de passage dans le monde, même une attaque mineure pourrait causer d’énormes ondes de choc politiques et économiques. Voici les cinq points les plus chauds….
1. Le détroit d’Ormuz (Hormuz)
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Le point le plus sensible du monde connecte le Golfe d’Oman et le Golfe Persique. L’Iran et les Emirats Arabes Unis bordent le détroit d’Ormuz (Hormuz) qui mesure 34km de large en son passage le plus étroit.
Enjeu : 17 millions de barils de pétrole par jour transitent par le détroit d’Ormuz (Hormuz), essentiellement destinés aux USA, à l’Europe et au Japon.
Menaces : les troupes d’Iran occupent Abu Musa, une petite île proche de l’entrée du détroit, et les Gardiens de la Révolution y ont positionné des anti-ship missiles Silkworm. L’Iran dispose aussi d’une flottille de petites vedettes armées de torpilles et de mines. Même un blocage temporaire du détroit d’Ormuz (Hormuz) déclencherait le chaos sur le marché mondial du pétrole.
2. Les installations pétrolières d’Abqaiq
Le gigantesque complexe pétrolier d’Arabie Saoudite, s’étend sur plusieurs km carrés, et traite chaque jour 6,8 millions de barils de pétrole brut pour en retirer les impuretés et le pomper vers les ports.
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Enjeu: Abqaiq est un point de concentration pour 2/3 du pétrole extrait en Arabie Saoudite, et une interruption de son activité limiterait les exportations du pays. En cas d’attaque modérée à sévère, la production pourrait être réduite à 1 million de barils/jour.
Menaces: les leaders d’Al Qaeda, Osama bin Laden et Ayman Al-Zawahiri, ont donné mission en 2005, à leurs terroristes de saboter les infrastructures pétrolières d’Arabie Saoudite. En février 2006, une attaque suicide de véhicules chargés d’explosifs a échoué.
De par sa taille et les mesures de sécurité élaborées, Abqaiq est pratiquement impossible à mettre hors service. Mais une attaque mineure peut réussir et avoir des conséquences graves : en février 2006, les agresseur n’ont pas réussi à franchir la porte d’entrée du complexe, mais les prix du pétrole ont immédiatement grimpé de 3,4%.
3. Le détroit de Malacca
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Le très étroit détroit de Malacca (2,8km de large en son point le plus étroit) relie les océans Indien et Pacifique entre la Malaisie et l’île indonésienne de Sumatra.
Enjeu: la croissance des économies asiatiques a fait du détroit l’une des lignes maritimes les plus critiques du monde. Près de 25% du trafic maritime mondial y transite.
Menaces: au cours des dernières années, des pirates ont arraisonné des navires autour du détroit de Malacca. Les attaques au nombre de 25 en 1994 sont passées à 150 en 2003. L’U.S. Navy a fait des efforts pour lutter contre la piraterie, mais les vastes espaces et les côtes souvent gouvernées faiblement, rendent cette tâche quasi impossible. Et les pirates ne sont pas le seul danger. Les experts craignent des attaques terroristes d’un tanker pétrolier dont l’explosion arrêterait le trafic dans le détroit de Malacca.
4. Le Canal de Suez
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Le célèbre canal relie la mer Rouge à la Méditerranée.
Enjeu: environ 1.3 millions de barrils de pétrole transitent par le canal de Suez quotidiennement. En son point le plus étroit le canal de Suez ne mesure que 300m de large.
Menaces: les cellules terroristes Egyptiennes ont démontré récemment leur capacité à mener des attaques de grande envergure contre les sites touristiques, et pourrait prendre pour cible l’autre « ligne de vie » du gouvernement Egyptien, le canal de Suez.
5. Le Pipeline de Druzhba
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Druzhba est le plus long pipeline pétrolier du monde, transporte le pétrole sur 4.000km du Sud-Est de la Russie vers l’Ukraine, la Hongrie, la Pologne et l’Allemegne.
Enjeu: le pipeline de Druzbah a une capacité de 1.2 millions de barils par jour.
Menaces: Transneft, la société d’état qui exploite le pipeline de Druzbah, lutte contre le pompage illégal du pipeline. Mais le sabotage est un danger beaucoup plus sérieux. Garder des milliers de km de pipeline est une tâche difficile, même pour un gouvernement compétent (un ivrogne a mis à l’arrêt un pipeline en Alaska avec un seul coup de fusil). A Druzbah, les nouvelles technologies de surveillance sont encore à installer.
(Source : Foreign Policy du 08.05.2006)
je pense qu’il faut éviter de donner des idées aux terroristes
Visionnaire votre site : cf . russie/ biélorussie et taxes sur le pétrole