Partout au Proche-Orient, les plans de l’administration Bush, ont, par méconnaissance des mécanismes du monde musulman, débouché sur des désastres, dont les plus cuisants sont encore à venir. Différents billets ont fait le point sur la situation dans cette partie du monde et sur l’islamisme qui s’y répand. Voici leur conclusion…
La litanie est longue.
L’Irak est au bord de la guerre civile. Les élections de décembre 2005 ont favorisé le logique d’affrontement intercommunautaire, entre chiites, sunnites et kurdes, et la tâche du nouveau premier ministre al-Maliki apparaît écrasante. La situation économique du pays est désastreuse. Les infrastructures se sont dégradées par rapport à l’époque de Saddam Hussein. La moitié seulement de la population a accès à l’eau courante.
Dans les autres pays arabes, l’islamisme est inexorablement en marche.
En Egypte, le Parlement compte désormais 88 islamistes.
Dans les Territoires Palestiniens, les élections démocratiques du 25 janvier ont porté massivement le Hamas au pouvoir, consacrant l’échec du Fatah et de feu Yasser Arafat, dont le régime s’est autodétruit par les luttes intestines, l’incompétence et la corruption.
En Syrie, le régime de Bachar Al Assad, soumis à une forte pression internationale, semble avoir repris les choses en main. Il s’efforce de réduire l’opposition au silence et mais fait désormais, lui aussi, une place croissante aux islamistes et à leurs valeurs.
En Afghanistan, les Talibans que l’on croyait réduits, sont de retour, sortent de leurs repaires et submergent les campagnes des provinces du sud, mettant à profit l’échec du gouvernement.
- La population soutient le régime et son président élu, Mahmoud Ahmadinedjad, dans cette épreuve de force,Les dirigeants savent que la Russie et la Chine s’opposeront au Conseil de Sécurité à toute action excessive,
- Au cas où les USA se lançaient dans une aventure militaire, Téhéran aurait les moyens de le lui faire chèrement payer, par ses réseaux chiites en Irak, en Palestine, au Liban, et dans tout le Proche-Orient, et enfin sur les marchés pétroliers.
- Du point de vue de l’Iran, sa cause est légitime puisque le Pakistan et, officieusement, Israël font partie du club nucléaire.
Est-ce une solution viable ? C’est douteux.
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