Le chinois, l’américain et l’européen

Le chinois sans vergogne, veut la plus grosse part du gateau, et pour cela tous les moyens sont bons.
L’américain pousse des cris, menace, mais emprunte l’argent du Chinois pour maintenir son niveau de vie.
Et pendant ce temps, l’Européen dort…

La taille, l’ambition, le régime et les méthodes commerciales douteuses de la Chine finissent par poser de sérieux problèmes aux américains qui s’inquiètent enfin des droits de l’homme, de l’expansionnisme militaire de Pékin, de toutes sortes de tricheries économiques et commerciales.
Un milliard trois cents millions de gens, travailleurs, ambitieux, peu exigeants socialement, avide de consommer sont entrés dans la partie, et renversent tout sur leur passage.
La Chine, est devenue, évidemment, le grand rival des Etats-Unis.

Que peuvent faire les américains ?
Ils ont besoin de la Chine pour financer leur colossal déficit budgétaire, par ses achats massifs de bons du Trésor américains (ce que faisait le Japon dans les années 80), et maintenir la machine de la croissance américaine. La Chine prête aux américains pour qu’ils achètent ses produits. Mais le déficit commercial américain ne peut se creuser indéfiniment. Ce marché de coquins, sur le dos du reste de la planète a atteint ses limites.
Alors les idées protectionnistes gagnent les esprits aux USA. La Chine ne respecte pas ses engagements, mais surtout, le taux de change du yuan, est maintenu trop bas pour doper les exportations chinoises. Le sénateur Charles Schumer propose de taxer de 27,5 % les importations chinoises tant que le yuan n’est pas réévalué.
Les opposants au protectionnisme plaident pour la " démocratisation" de la Chine. Les besoins de démocratie et de consommation du chinois iront de pair et ainsi l’économie chinoise cessera de reposer sur la seule exportation pour dépendre de la dépense des ménages. Voeux pieux ?

Et les européens, dans ce show ?
Les Européens ne participent pas au spectacle. Mais à laisser faire nous risquons de payer les pots cassés.
Si elle avait une diplomatie économique, l’Europe pourrait jouer le rôle d’arbitre et demander que la Chine change, réévalue, diversifie ses réserves, et dire aux USA que son mode de croissance au crédit de la Chine est une menace économique pour le monde entier, qu’il faut augmenter l’épargne de ses ménages et réduire son déficit budgétaire. L’Europe pourrait participer au grand jeu et contribuer à calmer les tensions.
Mais au lieu de cela… Silence on dort.
Sommes-nous vraiment "la vieille Europe" ?

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2 Réponses à “Le chinois, l’américain et l’européen”


  1. 1 idoine

    Là où certain voit le chat dormir, d’autre y voit le contrôle ou l’harmonie.
    Que les loups avide se bouffent entre eux : celui qui ne se maîtrise pas (sa population, son expension, ses besoins), finit par perdre tout ce qu’il a.

    PS : on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a, mais au moins on n’essaye pas de faire avec ce qu’on a pas, ni de forcer la main à autrui. Qui à la fin triompheras, vous verrez bien ;-)

  2. 2 astiko

    si on on touche au Yuan les chinois pourront racheter toutes les entreprises pour une bouchee de pain…c est dangereux kan meme….

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