Les comptes nationaux 2005 de l’Insee qui présentent une photographie des entreprises en France, vont à l’encontre de certaines idées reçues, souvent entendues, sur les entreprises françaises.
Loin des profits record des multinationales du CAC 40, le taux de marge d’ensemble des entreprises a baissé l’an dernier.
Par contre elles ont distribué un peu plus d’argent à leurs salariés…
En 2005, les entreprises françaises sont loin d’afficher les mêmes profits que les fleurons du CAC.
Le taux de marge des entreprises non financières a reculé de 0,6%.
Un autre enseignement intéressant à tirer des chiffres de l’INSEE : les entreprises ont, dans l’ensemble, eu tendance à rémunérer davantage leurs salariés.
L’indicateur des salaires bruts versés, qui prend également en compte les primes et les bonus, a progressé de 3,2% en 2005 contre 2,9% en 2004 et 2,1% en 2003. Avec une accélération plus rapide au dernier trimestre 2005, qui laisse penser que les entreprises ont récompensé par des primes ou des bonus leurs salariés les plus performants.
Le partage de la valeur ajouté a donc été légèrement plus favorable aux salaires cette année que les deux précédentes : le ratio charges salariales/valeur ajoutée s’est élevé à 65,6% contre 65,3% en 2004. Dans le même temps, les entreprises ont investi un petit peu plus et la pression fiscale a été plus forte (18,8% contre 18,1% en 2004).
Pourtant, le pouvoir d’achat des ménages n’a que peu progressé : 1,8%. Il faut dire que le poids des impôts directs et des cotisations sociales est monté à 19,3% (contre 19% en 2003 et 2004). De son côté, le taux d’épargne des ménages a encore légèrement baissé (15,2%). Mais pour consommer comme ils l’ont fait l’an dernier (+2,1%), les ménages n’ont pas seulement puisé dans leur épargne, ils ont contracté davantage de prêts à la consommation. D’ailleurs, les établissements crédits spécialisés, type Sofinco ou Cetelem, ont enregistré l’an dernier leur meilleur chiffre depuis 1999, avec une production en hausse de 9%.
>Le taux de marge des entreprises non financières a reculé de 0,6%.
>Un autre enseignement intéressant à tirer des chiffres de l’INSEE : les entreprises ont, dans l’ensemble, eu tendance à rémunérer davantage leurs salariés.
Ben, tu sais ce que je crois :
les entreprises non financières sont dirigés par l’associé principal qui a peut-être et pas que peut-être (au vue de l’évolution de la fiscalité sur les dividendes) voulu se verser qlq primes exceptionnelles à son salarié majoritaire exceptionnel !!!
D’ailleurs, tout ce que tu argumentes va plutôt dans le sens de ce que j’avance …