Dette et croissance

Dans un billet prédédent, "La dette publique de la France enfle, malgré les promesses !",je présentais l’évolution de la dette publique de la France de 1997 à 2000.
Certains lecteurs ont fait remarquer, qu’au vu du graphique, le gouvernement de Lionel Jospin, avait bien mieux géré les finances publiques que celui de son successeur Jean-Pierre Raffarin.
De Villepin ayant pris ses fonctions le 31.05.2005, le budget 2005, ce n’est pas lui, et nous le laisserons en dehors du débat, afin de ne pas alourdir le poids de sa croix.
Pour en avoir le coeur net j’ai voulu comparer l’évolution de la dette avec la croissance du PIB de la zone euro…


Voici l’histogramme de l’évolution de la dette:

Effectivement, la dette en % du PIB a baissé de 1998 à 2001, pour repartir fort après, d’où les commentaires de certains, pas très étonnants dans un dont on dit souvent que la gauche fait une politique de droite et la droite une politique de gauche.

Comparons maintenant sur le même histogramme, la croissance en % du PIB de la zone euro, avec la variation de la dette d’une année sur l’autre exprimée en % du PIB de la France.
J’ai choisi la zone euro pour la croissance, afin d’éviter les commentaires du genre, "la croissance c’était grâce à Jospin". Ceci étant, sur la période (1997 à 2005), la croissance du PIB en France a régulièrement été supérieure de quelques dixièmes à celle de la zone euro.

On voit clairement que le gouvernement Jospin a bénéficié d’une période de croissance raisonnable. Il aurait certainement dû mieux faire pour la dette en 1998 et 1999.
Raffarin , ensuite, a eu, à partir de 2002, une croissance minable. Il aurait néanmoins dû mieux faire pour la dette en 2004.

Conclusion: c’est celle de la plupart des économistes sérieux. La France n’a jamais eu de gouvernement qui se soit sérieusement préoccupé de la dette. Quand la croissance est là, la dette baisse un peu. Quand elle n’est pas là elle monte fortement.
La dette vogue au gré des flots, sans véritable volonté, si ce n’est dans les discours.
Et quand on voit ce qui se passe, ce n’est pas prêt de changer, cadeaux pré-électoraux et promesses électorales obligent.

Articles relatifs

1 Réponse à “Dette et croissance”


  1. 1 Jakouille la fripouille

    La dette publique de la France enfle, malgré les promesses !

    Les dépenses non financées se succèdent : aide aux restaurateurs, ersatz de mesures de remplacement du CPE, promesse de contrats « d’avenir »…

Laisser un commentaire