L’irrésistible ascension d’AirTran à Atlanta.
Dans la bataille pour Atlanta, entre l’arriviste AirTran Airways et l’ex-vieux lion dominant Delta Air Lines, les lignes et les tarifs ne sont pas toujours les armes suffisantes…
Le mois dernier, Delta a annoncé avec exultation que ses récentes performances de respect des délais ont battu celles d’AirTran. La plus petite compagnie a rétorqué : « AirTran souhaite féliciter delta pour ses réalisations, mais pourquoi en restent-ils là ? »
AirTran lista des chiffres de vols annulés, de bagages perdus, de passagers non pris en charge, où, selon elle, Delta aurait de plus mauvaises performances.
La concurrence est l’une des plus des plus vives de l’industrie du transport aérien. Elle promet de l’être encore plus, maintenant que Delta, opérant sous le Chapter 11 (règlement judiciaire), a obtenu un accord avec ses pilotes qui évite une grève qui aurait pu pousser Delta à la faillite.
Considérée comme rayée de la carte il y a dix ans, quand elle s’appelait Valujet, AirTran est l’une des plus invraisemblable success stories de l’histoire du transport aérien. Elle a mangé la position de Delta à Atlanta, l’aéroport le plus fréquenté des USA, et continue de faire progresser sa part de marché déjà notable de 15%.
Delta, a dit David Cush, senior vice president en charges de ventes d’American Airlines, a eu "un hub dans leurs mains à Atlanta qui a été descendu en flammes par AirTran."
AirTran l’a fait avec un modèle de stratégie. Elle a des prix bas, comme Southwest Airlines.
Mais contrairement à Southwest, AirTran offre des classes business et première, avec des sièges réservés, pour attirer les hommes d’affaires.
AirTran a des avions neufs, comme JetBlue Airways, mais n’en achète pas tant afin de ne pas abuser de ses ressources financières.
Et comme Delta, AirTran opère à partir d’un hub à l’ancienne, avec près de 70% de son trafic passant par l’aéroport d’Atlanta.
La bataille entre les compagnie a été livrée principalement sur les prix, l’une des raisons pour lesquelles Delta a accumulé 12,3 milliards de $ de pertes au cours des 5 dernières années. AirTran a annoncé des profits, certes modestes, au cours de 4 de ces 5 années.
Le CEO de AirTran, Joseph B. Leonard, espère que la concurrence devienne moins destructive. "Nous préférerions de loin être en concurrence avec un Delta profitable. Delta s’est mis elle-même en faillite en tentant de nous virer du marché. Quand vous perdez 1 milliard de $ par an, ça n’a pas d’importance si vous en perdez 1,1 ou 1,2 milliards en baissant les tarifs pour punir un concurrent comme AirTran. Si vous avez la chance de gagner 300 millions de $, vous travaillez dur pour arriver à 350."
Mr. Leonard rejoignit la compagnie en 1999, augmenta le capital et acheta une flotte entièrement neuve de Boeing 717 et, plus récemment, de 737.
La publicité d’Airtran promet, « Nos avions sont plus récents que les snacks de la plupart des compagnies. »
AirTran, bien sûr, n’est pas immunisée contre les problèmes. L’augmentation des prix du carburant pince ses profits. De plus en plus, elle n’est pas en concurrence uniquement avec Delta et des compagnies à l’ancienne, mais aussi contre d’autres transporteurs low-cost comme Southwest et JetBlue.
Avec JetBlue, AirTran représente la nouvelle génération de compagnies low-cost : bien capitalisée, avec des avions récents, et un service qui parfois dépasse celui de compagnies traditionnelles.
Pour les compagnies low-cost, la croissance elle-même contribue à baisser les coûts parce que de nouveaux avions et de nouveaux employés sont moins chers que des vieux.
(Source: NY Times du 21.04.2006)
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