La dette publique de la France enfle, malgré les promesses !

Entre dépenses non financées et hausse des taux d’intérêts, la dette de l’état devient lourde, lourde…
Que les vieux se rassurent, ce sera aux jeunes de payer nos excès.

Les dépenses non financées se succèdent : aide aux restaurateurs, ersatz de mesures de remplacement du CPE, promesse de contrats « d’avenir »…
A ce jour, le ministère de l’économie et des finances n’est pas en mesure d’annoncer le chiffrage des mesures d’allègements promises le 13.04.2006 par Mr Dutreil aux restaurateurs (augmentation de 50% des aides mensuelles, allègements fiscaux, crédits d’impôts,…). Cela pourrait coûter 350 millions d’€ en année pleine. Aux mesures de remplacement du CPE (300 millions d’€ en année pleine) s’ajoutent les autres dépenses générées par la loi sur l’égalité des chances. N’oublions pas les 50.000 contrats d’avenir promis à l’éducation nationale.

Donc sûrement plus d’un milliard d’€ au total à financer ! Comment? En empruntant, puisque les caisses sont vides...
41 000 euros par Français en 2004 : c’est le montant de la dette publique totale de l’Etat français. Elle représente plus de 66 % du PIB national.
De plus la hausse des taux d’intérêts renchérit le coût de la dette, puisqu’elle est financée essentiellement par des prêts à taux variables. Certes, ce dernier évènement est subi, et non décidé, néanmoins, le coût supplémentaire est déjà estimé à 500 millions d’€ pour 2006, avant les hausses de taux à venir par la BCE. Cette hausse porte à 40 milliards d’€ la charge annuelle d’intérêts de la dette de l’état. Les belles années où cette charge diminuait, par la baisse des taux d’intérêts, alors même que la dette augmentait, sont révolues. Il va falloir passer à la caisse ! Le poste budgétaire des intérêts de la dette est maintenant le 2e poste du budget de l’état, derrière l’éducation nationale !




Jean Arthuis, président de la commission des finances du sénat, tire la sonnette d’alarme et déclare aux Echos du 18.04.2006 : « il y a comme une schizophrénie entre le discours du ministre de finances sur la dette et la gestion des finances publiques au quotidien… La situation est très inquiétante. »
S’y ajoutent quelques tours de passe-passe. Ainsi pour respecter la règle de croissance zéro des dépenses, le gouvernement multiplie les dépenses fiscales, qui ne sont pas considérées comme dépenses… mais comme manque à gagner dans les recettes.


Cette dérive est d’autant plus préoccupante qu’elle ne résulte pas d’une accumulation de dépenses destinées à renforcer notre potentiel de croissance ; bien au contraire, elle a servi, dans une large mesure, à reporter sur les générations à venir nos dépenses actuelles de santé et d’indemnisation du chômage et de rémunération des agents de la fonction publique.

« Thierry Breton, pompier pyromane ? »
écrit Le Monde du 20.04.2006.

Après avoir fait de grandes envolées lyriques, lors de la publication du rapport Pébereau, sur sa volonté de s’attaquer à la réduction de la dette, le voilà accusé de l’augmenter.
Invité le 18.04.2006 sur France Inter, Thierry Breton s’est défendu en adoptant un ton rassurant, affirmant que le déficit public serait inférieur en 2006 au seuil de 3 % du PIB et qu’il entendait bien réduire la dette publique dès cette année. « Ai confiance… » disait Kaa à Mowgli…
Cette promesse, malheureusement pour le ministre, ne donne confiance ni à la Commission européenne, ni aux parlementaires de la majorité.
« Sur la dette publique, M. Breton a certes réalisé une très belle opération de communication avec la publication du rapport Pébereau. Mais son action ne s’est pas traduite dans les faits, » estime Philippe Marini, sénateur (UMP) de l’Oise
 « Thierry Breton ne serait-il qu’un ministre du verbe ? » interroge Le Monde.

(Source: Les Echos, Le Monde)

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7 Réponses à “La dette publique de la France enfle, malgré les promesses !”


  1. 1 decameron

    Ce que démontre ce dernier histogramme, c’est que les gouvernements UMP, et plus généralement la droite, ont eu une gestion catastrophique des finances de ce pays.

    Ils perdent le pouvoir en 1997, la dette de met à diminuer, ils reviennent au pouvoir en 2002, la dette se réenvole.

  2. 2 liliom

    En voyant ton histogramme, le moins qu’on puisse dire, c’est que depuis l’arrivée de la droite, les finances de ce pays vont vraiment mal gérées.

  3. 3 jakouille

    Il faut préciser que, pendant le gouvernement Jospin, la croissance dans la zone euro a été nettement plus consistante que pendant les années qui ont suivi. Ceci peut-expliquer cela…

  4. 4 chris

    Enfin, la dette existe quand meme à cause de la gauche. Cette dette a été crée en 1981 par miterrand, alors qu’avant, et malgré une crise pétrolière, Giscard avait eu une gestion du pays exemplaire avec une situation économique beaucoup moins enviable.

    Le gouvernement Jospin a eu une politique du : je ne tente rien, je ne fais rien ! Du coup, comme la situation économique était un peu meilleure que maintenant, cela a suffit ! Mais maintenant, ne rien faire ne suffit plus, cela ampire les choses.

    Ce ne sont pas nous qui vidons les caisses de l’états, mais nos politiques. Tant que nous voterons pour des imbeciles incapable de gérer, qu’ils soient de gauche comme de droite, cela ne changera pas. Depuis des années, nous joueons au ping pong avec 2 partis qui ont eu un gestion tout bonnement désasteuse de notre pays, et l’on continue encore !

    Si le pays est dans la merde aujourd’hui, c’est parce que nous sommes trop con de toujours voter pour les memes, qui nous promettent monts et merveilles et qui a chaque fois empire la situation.

  5. 5 Jakouille la fripouille

    Dette et croissance

    Voici l’histogramme de l’évolution de la dette:Effectivement, la dette en % du PIB a baissé de 1998 à 2001, pour repartir fort après, d’où les commentaires de certains,

  6. 6 Ben

    Selon l’Insee, le graphique est incomplet : la dette baisse à 64.6 % et 63.6% du Pib pour 2006 et 2007 (estimation ; source : INSEE) ; Jamais le déficit public n’a été aussi important qu’en 2002 et 2003 – héritage de la gestion Jospin qui a limité la casse au début de son mandat grâce à une croissance globale forte (qui n’a permis qu’une stagnation du niveau de la dette publique, alors que TOUS les partenaires européens ont vu le leur baisser pour la même période) ; puis, lorsque la situation a dégénéré, la dette publique s’est envolée. Pour mémoire, la dette publique était 49.3 M€ en 2002 et 56.9 M€ en 2003 contre 43.5 M€ en 2006. Il ne faut donc pas dire n’importe quoi. En clair, la dette publique a été réduite depuis 2003 ; ce sont les recettes qui n’ont pas suffisamment augmenté (conjoncture défavorable).

  7. 7 disco

    La réalité est que la dette publique française est d’abord due aux intérêts payés aux établissements financiers auxquels nous avons emprunté. Pourquoi ? Parce que la loi Pompidou-Giscard du 3 janvier 1973, puis l’article 104 du traité de Maastricht, ont ôté le droit de création monétaire à la Banque de France et livré la monnaie aux banques et sociétés d’assurance. La dette fin 1979 était de 239 milliards d’euros, fin 2008 elle s’établit à 1327 milliards d’euros, soit une hausse de 1088 milliards en 30 ans, pendant lesquels nous avons payé 1306 milliards d’intérêts ! L’on nous a dit et répété alors que laisser la Banque de France émettre de la monnaie condamnait à l’inflation. Et qu’avons-nous aujourd’hui, sans elle ? Une déflation salariale et une baisse du niveau de vie, conjuguée à une inflation monétaire monstrueuse

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