Comment l’humanité va-t-elle couvrir ses besoins en énergie, alors qu’en même temps les ressources naturelles comme le pétrole et le gaz vont se tarir ? De toute façon, l’énergie sera de plus en plus chère, et notre principale source d’énergie sera celle que nous n’utilisons pas.
Les prévisions sur le pétrole sont contradictoires quand au terme, mais toutes prévoient la baisse de la production de pétrole entre 2010 et 2050…
Peut-être déjà durant la prochaine décennie, le maximum de fourniture possible sera atteint, prophétise une partie la communauté des géologues : le « Peak Oil ».
A partir de là, les multinationales ne pourront plus pomper assez pour assouvir l’activité de l’économie mondiale.
Cette date sera vraisemblablement un tournant historique.
Depuis 2003, le prix du pétrole est à la hausse. Nos hommes politiques se surpassent pour développer des stratégies « sans pétrole ».
Il atteint maintenant 70 $ le barril.
La branche est habituée aux prévisions de pénurie. Dans les années 60 on parlait de réserves pour 40 ans, et cette prévision est toujours vraie aujourd’hui : encore 40 ans. Les ingénieurs ont réussi à trouver de nouveaux gisements et, avant tout, à augmenter le rendement : là où l’on pompait 20% du pétrole d’un forage, ce sont aujourd’hui 30 à 35%.
Mais les argument des prophètes du Peak Oil sont différents : le pétrole peut suffire encore longtemps, ce qui sera décisif c’est le pic d’exploitation (en référence aux théories de l’ancien géologue en chef de la Shell King Hubbert, dans les années 50, selon lesquelles la production d’un forage suit une courbe en cloche, et quand le sommet est atteint, la descente est irréversible).
Déjà, hors OPEP et hors ex-URSS, le Peak Oil aurait été atteint!
L’administration allemande pour la Géologie et les Matières Premières (BRG) à Hannovre, attend également le Peak Oil, mais seulement dans la seconde moitié des années 20020. Le BRG admet que la mise en valeur de sources de pétroles « non conventionnelles » comme les sables bitumineux pourra repousser le pic.
Beaucoup d’experts pensent qu’avec plus d’argent, l’exploitation des anciennes sources peut être considérablement améliorée. En cas de besoin, on peut liquéfier du gaz. Même le charbon peut être transformé en carburant pour 60 $ le barril. Même l’Agence Internationale de l’énergie (IAE) est convaicue qu’il y aura assez de pétrole pour couvrir les besoins croissants jusqu’après 2030.
La question est plus : jusqu’à quand sommes nous prêts à payer le prix du pétrole, non seulement à la pompe, mais aussi les prix écologiques et politiques ?
L’ancien ministre saoudien du pétrole Sheik Yamani, cofondateur de l’OPEP, ne disait-il pas : « l’âge de pierre ne s’est pas terminé par manque de pierres, et l’âge du pétrole finira un jour, mais pas par manque de pétrole. »
(Source: Die Zeit)
Et s’il n’y avait que le pétrole (moindre mal) on pourrait espérer trouver des énergies de remplacement, le problème c’est que la pénurie risque de toucher toute les matières premières : vous n’avez qu’à jeter un coup d’oeil à l’évolution des cours des matières premières ces derniers années.
Conseil pour les petits épargnants :
transformer une part de vos liquidités (surtout pas de dollars) en or, pierre, action de société d’extraction de matière première, …
L’énergie chère - 2. Comment imaginer le passage aux énergies renouvelables ?
Ce qui est clair : nous sommes devant la fin de l’ère du pétrole. Autour de 2050, les énergies renouvelables remplaceront le pétrole comme principale source, non seulement parce qu’elles sont plus favorables…
Si je peux me permettre, sur ce thème, une des erreurs les plus fréquente est justement de se focaliser sur la date du pic oil.
Ce faisant, on s’évite de penser à l’après pétrole en conjecturant sur la date de cet après. C’est très pratique, en particulier quand on est un politique dont la prospective maximale tourne autour de 10 ans…
Pourtant, tout le monde s’accorde pour dire que le pic oil est prévu "sous peu" (moins de 25 ans, même pour les plus optimistes). Il devient urgent de réfléchir à une autre façon de penser l’économie.
En vrac :
- la sortie de la logique des flux tendus couteux en énergie
- le (re)développement des productions de proximité
- le télétravail
…