Business model des compagnies aériennes low cost

Les compagnies low cost représentent 24 % du trafic dans l’Union Européenne. La croissance annuelle est de 20%. Elles réalisent 90 % de leurs ventes en ligne. Les e-services et la vente de prestations annexes sont au centre de leur développement.

Les compagnies low cost s’étant, dès leurs origines, largement appuyées sur le canal de vente en ligne, il n’est pas étonnant que le profil de leurs clients soit en priorité celui d’internautes avertis.
Le cabinet d’études allemand TNS estime que le succès du modèle "low cost" se confirme tout particulièrement auprès des "smart shoppers", qui sont de jeunes voyageurs issu d’un milieu socio-culturel et éducatif plus élevé que la moyenne, et qui consacrent beaucoup de temps à la recherche de bonnes affaires sur Internet.

Les compagnies à bas coûts ont opté pour du 100 % Internet afin de réduire leurs coûts de distribution. "Avec l’impression de billets et la distribution via des agences de voyage, le circuit traditionnel représentait 15 % des coûts d’une compagnie régulière. Or chez SkyEurope, tout est électronique : le paiement en ligne est immédiat, ce qui nous garantit un surbooking nul et nous permet d’enregistrer directement les commandes dans notre comptabilité," affirme Christian Mandl, directeur général de SkyEurope, une compagnie low cost slovaque créée en 2001 et desservant trois aéroports en France (Orly, Mulhouse, Nice), via six destinations en Europe Centrale. Pour cette compagnie, 77 % des réservations au départ de la France sont réalisées en ligne.
Chez Virgin Express, 80 % des passagers effectuent leur réservation via Internet. Pour leur part, EasyJet et Ryanair flirtent tous deux avec les 100 % de réservations en ligne en 2005.

Les low-cost offrent des services additionnels via des partenaires :

  • enregistement en ligne pour les passagers sans bagages,
  • modification en ligne des réservations,
  • location de voiture,
  • réservation d’hôtels,
  • réservation d’accès aux salons des aéroports,
  • assurances voyage,
  • réservation de bus pour les transferts,
  • réservation de parking


Les commissions sur vente de services de partenaires représentent des sources de revenus conséquents.

Pour Ryanair, 14 % des revenus en 2005 sont le produit de ces services, qui enregistrent une croissance annuelle de 40 %.
Si le tarif moyen du billet d’avion est de 41 euros, le panier moyen par passager en 2005 était de 48 euros, en raison des réservations de voitures, d’hôtel ou d’assurance voyage.

(Source: Journal du Net)

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4 Réponses à “Business model des compagnies aériennes low cost”


  1. 1 Jérémie

    Quand est il de la sécurité ? La semaine dernière, dans "lundi investigation" (canal plus), il y avait un doc sur la securité chez Ryanair : affligeant !! Formation du personnel navigant, compétence du personnel au sol, tout cela combiné avec des exigences économiques (un avion ne reste pas plus de 30mn au sol contre 1h pour les autres companie s) immorales…ça vous glace le sang depuis votre canapé…

  2. 2 idoine

    Les e-services et la vente de prestations annexes sont au centre de leur développement.

    Je n’ai pas lu ta news, mais je pense que je peux deviner :
    Le vol deviendrait une "tête de gondole" pour attirer le chaland (et éventuellement amortir les frais fixes)
    La marge serait réalisées par les produits accessoires.

    C’est logique, t’achète ton vol "nu", parce qu’il te paraît pas cher, mais une fois dans l’avion, tu t’aperçoit que tout ce dt tu avais l’habitude et qui était offert par les Cie traditionnelles a disparu.
    Alors, tu l’achètes, cher !

  3. 3 Vincent R

    Autant avoir un canapé onéreux dans ce cas là !

  4. 4 Vincent R

    Concenant les produits annexes. Easy Jet s’est installé sur la plateforme de Bâle Mulhouse. Easy Jet déssert notamment Paris CDG 3 et Nice. Comme la compagnie est installé dans le côté Suisse de l’aeroport, ils peuvent vendre des cigarettes duty free durant le vol. Et croyez moi ca marche ! Je ne connais pas les marges sur les cigartettes hors taxe mais comme toute les compagnies le font, ce doit être des marges relativement confortables.

    Cependant, cette situation ne semble pas être pérenne puisque la Suisse va intégrer l’espace Schengen.

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