N’écrivez pas trop intelligent, c’est pour le web

Les journalistes ont toujours pensé qu’ils écrivaient leurs titres et leurs articles pour deux publics : des lecteurs capricieux et un rédacteur en chef pointilleux.
Et Google vint…

Aujourd’hui, il y un troisième juge de leur travail : les programmes qui scrutent le web, analysant et classant les nouveaux articles en ligne pour les moteurs de recherche comme Google, Yahoo, MSN…
Leur influence va grandissante, apportant 30% ou plus du trafic de certains site de journaux, magazines, chaînes de télé. Et trafic veut dire lecteurs et annonceurs, que les médias cherchent désespérément à attirer.

Ainsi les organismes diffusant de l’information (news organizations) se sont mis à améliorer leurs sites web en vue d’obtenir de meilleurs résultats avec les moteurs de recherche (search engine).
Ces derniers sont de façon accablante, désespérément ennuyeuse, orienté « caractères ». Il n’existe pas d’algorithmes pour l’esprit, l’ironie ou le style. 

Dans les médias imprimés, les titres de paragraphes, les manchettes, sont des perles distillées par un cerveau humain, faisant appel au contexte et à la culture. « Une partie du métier de journaliste depuis plus d’un siècle a été de trouver des titre intelligents, et Google est arrivé et a dit, ‘au diable avec tout cela’ » dit Ed Canale, vice-président pour la stratégie et les nouveaux médias au Sacramento Bee.

Les changements pour s’adapter à la technologie sont délicats. Jusqu’où peut aller une entreprise d’information sans saper son jugement éditorial sur la présentation, la tonalié et le contenu d’une news ? 

"Search engine optimization" est un business florissant évalué à 1,25 milliards de $ de chiffre d’affaires en 2005 aux USA. La grosse partie du chiffre provient d’entreprises qui vendent leurs services en ligne.

En contraste, les organisations de News ont changé prudemment. Généralement, elles font des titres et des manchettes plus faciles à trouver et à comprendre par les moteurs.
Il y a un an le Sacramento Bee à modifié les titres de ses rubriques en ligne. "Real Estate" devint "Homes," "Scene" devint "Lifestyle," et les informations sur la cuisine qui étaient sous "Taste" sont en ligne sous "Taste/Food."

Certains sites d’information proposes deux titres. L’un, intelligent, est souvent en première page web, conçu pour attirer les lecteurs « humains ». Un second, sur une seconde page web, plus courant, factuel, est avec l’article lui-même (un chapeau, courant sur les blogs). Le site populaire, BBC News Web, pratique cela couramment  plus les articles d’une certaine longueur.
 
Les titres des articles varient souvent entre les éditions papier et les éditions web. 

Les algorithmes de traitement du langage scannent le titre, la manchette et au moins les premiers 100 mots des articles. Les journalistes feraient bien de déterminer les mots qui renvoient le mieux au sujet de leur article, et d’en inclure dans les premières phrases. 

(Source : Steve Lore, The New York Times du 10.04.2006)

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4 Réponses à “N’écrivez pas trop intelligent, c’est pour le web”


  1. 1 Eric

    Très intéressant, l’écriture web est maintenant un style à part entière. Et maintenant la Google-écriture ?

  2. 2 shyboy

    les algos vont s’améliorer, les filtres aussi, faut faire confiance au progrés et à la technologie , puis l’esprit humain parfois dérape ou n’est pas roujours neutre.

  3. 3 id

    Et l’homme s’adapta à la machine …

  4. 4 ethocom

    Je ne saurais que vivement vous conseiller la lecture du bookin

    Conception de sites Web : L’art de la simplicité
    de Jakob Nielsen, Daniel Garance (Traduction)

    http://www.amazon.fr/exec/obidos...

    a+ les chatons

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