La production industrielle du pays a reculé en février 2006 de 0,9% par rapport à janvier, après une hausse de 0,3% le mois précédent, a indiqué l’Insee, alors que la croissance mondiale continue de battre son plein (+5%, dont +16% en Chine).
Ce chiffre est nettement en deçà des attentes, qui tablaient sur une variation de +0,2%…
Les répercussions de la longue crise autour du CPE se font déjà sentir. Les premières victimes en seront les jeunes à la recherche d’un emploi. Il peuvent remercier les privilégiés, fonctionnaires titulaires d’un emploi à vie et étudiants titulaires du portefeuille de papa-maman, qui ont obtenu sa suppression.
La tendance la plus inquiétante en février est celle de l’automobile, le "point noir" avec un repli de 3,9% par rapport au mois précédent, il n’est guère de secteurs qui échappent à la baisse, en particulier les biens d’équipement (-1,3%).
"En fait, c’est simple, depuis 2004, l’industrie française est au point mort, décidément, on ne s’en sort pas," déplore Nicolas Bouzou, de Xerfi.
Marc Touati, de Natexis Banques Populaires, la juge même à l’image de l’état actuel de l’économie française, c’est-à-dire "en chute libre".
Tous les économistes font valoir l’incapacité de la France à tirer profit du dynamisme ambiant.
De quoi valider selon lui une prévision de croissance 2006 de 1,8%, inférieure au consensus des économistes (1,9%) et surtout à celle du gouvernement (2 à 2,5%). Cela veut dire, déficit budgétaire plus important que prévu et endettement en hausse.
(Source: dépèche AFP du 09.04.2006).
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