La population de la Russie ne cesse de baisser depuis 1993. Elle a perdu 5,8 millions de personnes (4%) en 12 ans sous l’effet d’une mortalité élevée chez les hommes et d’une faible natalité, a annoncé le ministre de
Quelles en sont les causes ?
Le taux de mortalité en Russie, de 16 pour 1.000 habitants est très sensiblement supérieur à celui des pays d’Europe et des Etats-Unis.
La mortalité est élevée chez les personnes en âge de travailler, en particulier les hommes, et le gouvernement s’inquiète de constater que 30% des Russes n’atteignent jamais l’âge de la retraite.
L’espérance moyenne de vie est de 60,6 ans (58,8 ans pour les hommes et 72 pour les femmes). A titre de comparaison, l’espérance de vie en France est de 76,7 ans pour les hommes et 83,8 ans pour les femmes, selon l’institut national français de la statistique et des études économiques (source : Insee).
Comme au cours des années précédentes, la Russie a enregistré en 2005 un nombre particulièrement élevé de décès "dus à des causes non naturelles": plus de 150.000. Ainsi, 36.000 personnes se sont empoisonnées avec de l’alcool frelaté, 40.000 sont mortes dans des accidents de la circulation, 46.000 se sont suicidées, et 35.000 ont été victimes d’un meurtre.
Les avortements, s’ils ont diminué ces dix dernières années, n’en restent pas moins nombreux.
Ainsi 1,611 million de grossesses ont été volontairement interrompues en 2005. Ce chiffre était de 2,3 millions en 1995.
Si cette situation perdure, en 2030 la Russie ne comptera plus que 100 millions d’habitants et 50 à 55 millions en
La lutte contre les décès de la population en âge de travailler est selon elle une priorité et notamment le combat contre les habitudes de consommation d’alcool et de tabac en particulier dans les campagnes où l’alcoolisme a pris un caractère d’épidémie, a-t-elle affirmé.
Les maladies cardiovasculaires ont compté en Russie pour 56,1% des décès en 2005, selon l’agence russe des statistiques, les cancers pour 12,4%.
"Si cette situation perdure, en 2030 la Russie ne comptera plus que 100 millions d’habitants et 50 à 55 millions en 2075",
En lisant l’article, on a un peu l’impression d’un certain "suicide collectif".
De plus, la vrai question soulevé dans le résumé >Quelles en sont les causes ?< reste en suspens.
C’est aussi dans ces cas là
– explosion démographique, comme dans certains pays d’Afrique
(avec en contrepartie la maitrise de l’explosion comme en Chine)
– ou régression démographique, comme en Russie
(avec en contrepartie une politique nataliste comme en France)
que l’on voit l’utilité d’un état impliqué et conscient de ses responsabilité à long terme …
J’habite en Allemagne et si je ne me trompe pas le nombre de Russes en Allemagne est d’environ 3 millions. Rajouter tous ceux qui sont ailleurs, par exemple aux USA etc, et ca fait encore une partie de la population qui s’en va.
Voilà encore un article qui vient raconter ce que tout le monde sait déjà et qui donne l’impression de crier avec la meute pour faire du sensationnel. Depuis 6 ans la natalité augmente régulièrement en Russie augmentant le nombre des naissances de 230.000. La mortalité commence à nouveau à reculer, le solde migratoire est redevenu positif. En parallèle le gouvernement a fait de la santé un chantier prioritaire, avec une politique fortement engagée dans la hausse de la natalité, et de l’immigration. Bref, il est temps de changer de discours et de mettre l’accent sur les points positifs. La Russie rentre dans sa 8e année de croissance avec une moyenn de 6%/an, Il est normal que dans une économie en transition, on puisse trouver des points négatifs comme la dégradation du système de santé. Le gouvernement a pris conscience du danger. On peut saluer le chemin parcouru.