De partout dans le monde la France est vue comme un pays qui perd la boule, sucitant soit l’incomprésion, soit l’ironie caustique…
Nous sommes effectivement entrain de perdre le peu de raison qui nous restait encore.
Constat:
Partout la flexibilité du travail a produit une baisse importante du chômage, même dans les pays scandinaves, souvent cités en exemple (le Danemark, par exemple n’a pas de code du travail).
Or, le taux de chômage en France est l’un des plus élevés des pays dits « avancés » (dont à ce rythme nous ne ferons bientôt plus partie), le taux de chômage des jeunes en particulier. Notre réglementation du travail, par contre, est la plus rigide.
Le taux d’intérimaires est également l’un des plus élevés.
Nous avons le record du taux de fonctionnaires.
Pour financer notre protection sociale en faillite et les salaires de nos divisions de fonctionnaires, la dette de l’état augmente régulièrement chaque année et prend des proportions insupportables. Les impôts sur le revenu ne suffisent plus à payer ne serait-ce que les intérêts. Le remboursement du capital, c’est pour les « suivants », les nouvelles générations.
Notre taux de croissance est minable car nos entreprises croulent sous les règlements divers, et les charges.
Ce constat est accablant pour tous les gouvernements depuis 30 ans.
Aujourd’hui, de Villepin veut introduire un peu de flexibilité dans notre système.
Certes, cette mesurette a été très mal expliquée, car personne n’ose dire la vérité aux français, et mal préparée.
Certes, elle fait supporter son poids aux seuls jeunes, et pas aux « vieux », responsables, par insouciance, incurie et opportunisme, de la situation actuelle.
Mais les yeux sont rivés sur 2007. Il ne s’agit pas de « gérer » le pays au mieux des intérêts des français, mais de se préparer à occuper les « bonnes places » l’année prochaine.
La droite dit A et fait B. On la bien vu avec l’excellent rapport Pébereau sur la dette : le ministre de l’économie et des finances clame haut et fort qu’il va, séance tenante, s’attacher à réduire la dette, et dans la foulée présente un budget qui va l’accentuer, fondé qui plus est sur des prévisions de croissance irréalistes dans l’état actuel de notre économie.
La gauche entonne à nouveau les discours utopiques et démagogiques, tiraillée entre les verts, les trotzkystes, le PC, dont elle a besoin des voix, et ses multiples pseudo-présidentiables et courants qui veulent tous une place au soleil de la république.
Résultat :
Ce CPE qui a sûrement du bon, qui vaut au moins la peine d’être tenté, fait descendre dans la rue des centaines de milliers de nos compatriotes.
Les jeunes, lycéens et étudiants, qui ne savent rien, qui ont tout à apprendre, tiennent, devant radios et télés, des discours d’une faiblesse affligeante. Mai 68 avait quand même une autre gueule. Il sont menés au combat par Bruno Julliard, président de l’Unef, le bras armé du PS. Ce fils d’un potentat local du même parti (Haute-Loire), a reconnu qu’il n’avait jamais travaillé, ni job d’été, ni stages, rien…
Les fonctionnaires et assimilés, assurés de l’emploi à vie, qui ne risquent rein, constituent les gros bataillons des « vieux » manifestants. Leur motivation est claire, ne rien changer, ne rien modifier, c’est super pour nous comme ça, continuons le combat. Donnons une mention particulière aux cheminots qui bénéficient d’un système de retraite tellement généreux, que son financement doit être payé par l’ensemble de la population.
Conclusion : Notre économie est, à nouveau, confrontée à une crise grave qui va, un peu plus encore, la miner. Notre pays devient, petit à petit, un pays de seconde zone, qui provoque la dérision de nos partenaires.
Vivement un psychiatre à l’Elysée en 2007.
Laurence parisot veut permettre l’extension du CpE/CNE à l’ensemble des salariés, une sorte de contrat de travail unique pour tous, c’est pas sympa çà?
Cette uniformisation des contrats de travail semble également être ce que De Villepin a sous le coude pour la réunion de demain.
Reste a savoir combien de syndicats voudrons bien se déplacer pour cette réunion. FO et la CFDT ont fait savoir que non.
Refuser cette main tendue du gouvernement est scandaleux.
Mon dieu que d’inepties : aussi bien quant aux lois sur le travail (cf. La Norvège), sur la notion de flexibilité (cf. rapport de l’OCDE 94 et 99 qui est plutôt liébarle qui a bien monttré que le durcissement du code du travail ou bien la liberté n’influe pas sur le tax d’emploi, c’est-à-dire le chômage, à moins de libérer le coût du travail : cf. ce que cela donne aux E.U, ou bien en Angleterre entre autres + il faudrait différencier flexibilité interne aux entreprises [qui a été permise par l'annualisation du TW par la gauche et les 35H] de la flexibilité externe [recours aux interims + CDD])
Tu as raison enlevons les fnctionnaires et privatisons les services d’Etat (à commence par les écoles et les hôpitaux) et même allons plus loin : faisons payer aux utilisateurs leurs installations au prix coutânt (j’espère que t’habites pas à la campagne, car autrement il y aura sur-chauffe de factures)
bon en bref un papier encore inutile qui se nourrit d’une méconnaissance totale des conditions de réflexion sur le sujet.
Je vois, Philippe, qu’au moins toi tu es gratifié, grâce à Dieu, d’une parfaite connaissance des “conditions de réflexion sur le sujet”. Peut-être pourrais-tu, pour parfaire mon ignorance, donner les références web de tes renvois. Visiblement, nous n’avons pas les mêmes sources, ou alors fais-tu partie des victimes prétentieuses de notre système universitaire sclérosé, dont parle Thomas Sowell, lui aussi manquant probablement de connaissances économiques de base. Permet néanmoins à un ignorant de te signaler qu’en Norvège la durée hebdomadaire de travail est de 40h, que la retraite est à 67 ans, et que “votre employeur peut également déduire de votre salaire toute somme due en raison de dommages ou de pertes que vous auriez causés, volontairement ou non, à votre entreprise, par exemple, si vous avez détruit quelque chose” pas mal, non? (source: site européen Eures). Quant au licenciement, je compte, sur le site du cabinet international d’avocats Avrio, qui “résume” les obligations des employeurs, 60 lignes pour la France, et … 3 pour la Norvège. Sans commentaire! Je vois que la Norvège est un dossier que tu connais bien.