La presse anglo-saxonne et la "crise du CPE"

Pour les jounalistes anglo-saxons ce qui se en France est un combat d’arrière-garde pour défendre un système qui de toute façon est condamné…

Philip Stephens, chroniqueur au Financial Times Financial Times décrit, dans le journal du 23.03.2006, les français comme ayant peur de tout et n’importe quoi, comme divisés entre ceux qui sont dans et hors le système, entre les fonctionnaires “choyés” et les salariés du privé “exposés aux dures forces de la compétition internationale”, entre les chômeurs et les autres.
Surtout, Philip Stevens décrit une France où la solidarité entre générations n’est plus de règle :

“Les étudiants ont raison sur un point. Le fardeau de l’insécurité est réparti de manière injuste (…). S’il est probable que les jeunes ne connaîtront pas l’emploi à vie, ils devront payer les généreuses retraites que leurs parents se sont assurées. Quelque chose ne va pas dans ce marché. Une aversion grandissante au changement se manifeste au moment précis où il devient impossible de lui résister.”

Le mouvement anti-CPE est aussi “futile” que le protectionnisme économique du gouvernement. “La France doit se tourner vers le changement si elle ne veut pas continuer à vivre dans la peur ».

DES REVENDICATIONS D’UN AUTRE ÂGE

La presse anglo-saxonne est très critique.

James Kanter titre ironiquement son article dans l’International Herald Tribune du 24.03.2006, “Une autre exception française : un code du travail rigide”. Il cite Cathy Kopp, DRH du groupe Accor :

« Nous avons du mettre en place en France une hot-line d’avocats afin de faire les choses correctement et de prévenir les erreurs. Le code du travail est très strict mais la hot-line évite les situations où nos managers renonceraient à embaucher par peur des litiges en justice. »

Eric Chaney, Economiste en Chef pour l’Europe chez Morgan Stanley, déclare :

« Licencier des salariés en CDI est si difficile et coûteux,que les entreprises ont une forte préférence pour les emplois précaires, même au détriment de la productivité.”

Le Chicago Tribune écrit dans son édition du 23.03.2006 :

“Les salariés sont protégés en France à un tel point que, lorsque quelqu’un est embauché, il est pratiquement impossible de le licencier, aussi incompétent soit-il. Cela rend les employeurs très méfiants à embaucher des gens qui ont peu d’expérience. Ils ne veulent pas prendre le risque… La France méprise le capitalisme américain. La sécurité d’emploi des travailleurs américains est moins importante que celle des Français… mais ils sont plus nombreux à avoir un emploi… La sécurité d’un emploi à vie ne veut rien dire, quand vous ne trouvez pas d’emploi. Les jeunes peuvent bien descendre dans les rues à Paris, mais le CPE leur donnerait quelque chose de plus gratifiant à faire.”

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5 Réponses à “La presse anglo-saxonne et la "crise du CPE"”


  1. 1 Jakouille la fripouille

    Les jeunes, ne vous trompez pas de combat

    LA JEUNESSE DEVRA D’ABORD REMBOUSER NOS DETTES. Pour bien vivre, nous avons, comme aurait pu le faire un ménage imprudent, beaucoup trop emprunté. Et comme nous avons vite compris qu’on pouvait en « transférer » le remboursement sur ceux…

  2. 2 cfg13

    Sauf que la réalité du travail dans les pays anglo-saxons (USA et angleterre) n’est pas aussi rose que l’on veut nous le faire croire.

    Etes-vous déjà aller là-bas. Avez vous déjà travaillez là-bas…

    Avez-vous vu ces personnes agées qui remplissent vos paquets, en bout de chaine, au supermarché ?

    Savez-vous qu’un chomeur américain dispose de 3 semaines d’indemnités et que par conséquent il n’y a pas d’intérêt pour eux à être inscrit sur des listes de demandeurs d’emploi ? D’où des chiffres non comparables.

    Savez-vous que parmi les 300 millions d’américain, la plupart ont plusieurs petits emplois, n’ont pas accès aux études supèrieurs, n’ont pas accès à un système de santé, qu’ils achètent de plus en plus de médicament à l’étranger car inaccessible financièrement chez eux (avec les risques d’automédication qui en découlent),…

    Savez-vous que le programme le plus regardé par les seniors américains est le cours de la bourse ?

    Avez-vous regardé leurs chiffres de mortalité enfantile ? le taux de mortalité, … ?

    Donc quand les pays anglo-saxon nous parlent de solidarité … où est la solidarité aux USA et en angleterre ?

    Protectionnisme de la France, alors que les USA sont ultra-protectionniste sauf quand c’est dans leur intérêt financier bien sûr.

    Regardons aussi le taux d’investissement étranger en France, supèrieur à l’angleterre, à l’allemagne…
    Si la France étaient si peu attractive en terme de productivité de ses travailleurs, pourquoi tant d’investissement chez nous par rapport à l’angleterre si ‘idéale’ ?

    Arrétons d’essayer de copier les pays anglo-saxon, tournons nous plutot vers les pays scandinaves qui ont des modèles sociaux-économiques beaucoup plus proches du notre et souvent plus avancés sur certains domaines (emploi, politique, droit de la femme, famille,…)

    Donc, non, ce n’est pas un combat d’arrière-garde pour défendre un système qui de toute façon est condamné… c’est un combat permanent pour une autre vision économique, sociale et culturelle pour un système qui a de l’avenir pour autant que l’on se bat pour lui.

    Bref, on se fout que les journalistes anglo-saxon soient critiques…

  3. 3 Jakouille la fripouille

    CPE, revue de la presse étrangère (2)

    Pour l’éditorialiste du New York Times Pour la seconde fois en quatre mois, les rues françaises sont remplies de policiers anti-émeute, de gaz lacrymogène et de jeunes qui saccagent tout. Mais la similitude est trompeuse. En novembre,…

  4. 4 cfg13

    ah oui mais on les entend moins lorsque cela se passe chez eux

    http://www.metrofrance.com/site/...

  5. 5 universmedias

    CPE : pour les medias US, la France est idéologiquement “malade”

    Caricature et outrance. C’est le crédo des medias américains à propos du conflit anti-CPE et de son cortège de millions de manifestants. Les éditorialistes US semblent ne pas comprendre qu’un peuple, petit village gaulois au demeurant, puisse avoir…

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