L’arbitrage vidéo arrive en tennis

Au tournoi de Miami, qui se dispute actuellement, les joueurs et joueuses pourront, sur le court central, en cas de décision litigieuse, demander le recours à un système électronique, baptisé Hawk-Eye… (Source: article de Bénédicte Mathieu, Le Monde du 23.03.2006)

Cette nouvelle, annoncée le 6 mars par les associations professionnelles des joueurs et des joueuses et la fédération américaine de tennis, constitue une petite révolution. Seuls pouvaient jusqu’alors être contestés les points sur terre battue, grâce à la trace laissée par la balle.

Le système Hawk-Eye reconstitue la trajectoire de la balle en trois dimensions par image de synthèse. Huit caméras perchées en haut du court quadrillent le terrain, s’intéressant au centre de la balle. Le calcul de la trajectoire permet de savoir, avec une marge d’erreur de 2 à 3 millimètres, où elle atterrit. Les téléspectateurs connaissent déjà cette technologie. Elle est l’invention de Paul Hawkins. Cet entrepreneur, diplômé en intelligence artificielle, a d’abord travaillé sur le cricket, puis sur le tennis, un an plus tard. “Le système est continuellement affiné et amélioré depuis 2002″, explique-t-il. A Miami, chaque joueur disposera d’un crédit de deux contestations par set. Si les images lui donnent raison, son crédit restera entier. Un contrôle supplémentaire est accordé pour les tie-breaks. La vidéo sera diffusée sur l’écran géant afin de permettre au public de “partager” la contestation. Le contrôle devrait prendre, au plus, dix secondes.


Utilisation en cricket

TENDANCE BIEN ENGAGÉE

L’arbitrage vidéo devrait s’étendre lors de la campagne des tournois américains et lors des Internationaux des Etats-Unis, du 28 août au 8 septembre.

Le tennis suit une tendance déjà bien engagée : dans le rugby, à la fin des années 1990, la Fédération internationale a décidé d’introduire la vidéo pour valider les essais, à la demande de l’arbitre lorsque celui-ci n’a pas vu le ballon applati correctement, lors des rencontres internationales, laissant aux fédérations le soin de décider si elle devait être utilisée dans les matches nationaux. En France, l’arbitrage vidéo est utilisé lors des demi-finales et finale du championnat.

Dans le football, l’arbitrage vidéo fait débat. L’honorable Sepp Blatter, président de la Fédération internationale (FIFA), et les seniors qui l’entourent reste opposé à son usage : “L’erreur humaine fait partie de ce sport”, a-t-il expliqué, comme si le foot s’apparentait à une lotterie. Un cas, selon lui, doit faire exception, lorsqu’il s’agit de savoir si une balle a franchi la ligne de but, cas rare, d’erreur d’arbitrage.

En NBA, la vidéo permet de valider ou non si un panier, tenté à la limite du temps réglementaire, est bien valable. Il s’agit de savoir si le ballon a quitté la main du joueur avant ou après la sonnerie qui marque la fin d’un quart temps. Cet usage est désormais également inscrit dans les textes de l’Euroligue de basket.

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1 Réponse à “L’arbitrage vidéo arrive en tennis”


  1. 1 Jakouille la fripouille

    Les arbitres de Ligue 1 vont doubler leurs salaires

    Alors que les erreurs d’arbitrage se multiplient (la dernière en date, pénalty évident non sifflé par Mr Lannoy dans la rencontre St-Etienne – Racing de dimanche dernier, alors que le score était de 0-0, et que ce match était synonyme…

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